Pôle Territorial Saint-Vincent

GLOSSAIRE

Certains termes relatifs à l'intégration ou aux aménagements raisonnables peuvent vous sembler opaques ou complexes. Pour mieux les comprendre, vous trouverez ci-dessous un glossaire avec une définition succincte de chaque mot ou expression.

Troubles d'apprentissage

Un "trouble d'apprentissage" est un trouble neurodéveloppemental. De ce fait, il survient lors du développement de l’enfant. Le terme trouble d’apprentissage fait référence à un ou plusieurs obstacles auxquels fait face l’apprenant qui veut se soumettre aux exigences du travail et des diverses matières scolaires. Ces obstacles ne peuvent être expliqués par une déficience physique ou sensorielle. Ils entrainent un effet boule de neige, chaque difficulté en entrainant d’autres, de plus en plus grandes.

​ Un trouble peut se compenser et évoluer positivement en développant des stratégies mais ne guérira jamais. (Comprendre les dysférences)

Les appellations des troubles d’apprentissage ont été modifiées dans le DSM-V-TR (2022). Sur notre site, les anciennes appellations seront utilisées pour faciliter la compréhension.

​ TSAp = trouble spécifique des apprentissages ; Il s’agit d’un trouble primaire, c’est-à-dire que les difficultés rencontrées sont principalement axées sur le trouble ou le retard d’apprentissage. Ces troubles ne peuvent être causés par des déficits intellectuels, sensoriels, ...

​ Troubles non spécifiques = troubles secondaires: Le déficit en mathématique, langage oral ou langage écrit n’est pas à l’avant-scène; il y a un autre déficit plus important (déficit intellectuel, sensoriel, ...). Le degré de difficulté peut être comparable à celui d’un trouble primaire dans le domaine impacté (mathématique, lecture, ....)

Retard ou difficulté d’apprentissage

Il est repris dans la terminologie TSAp car il s’agit d’une difficulté spécifique dans un domaine d’apprentissage en calcul, lecture, orthographe. La difficulté fait référence à un obstacle d’une étendue plus ou moins importante dans l’apprentissage d’une notion ou d’une matière tout entière. Cet obstacle peut être expliqué par un manque d’exposition à la langue, un faible quotient, excluant la déficience intellectuelle.

Les différents troubles

Il s’agit d’un trouble empêchant le développement du langage oral. Il entraîne un déficit sévère et durable du développement de l’expression et/ou de la compréhension de la parole et du langage. Bien que présent tout au long de la vie, il s’agit d’un trouble qui ne se détériore pas avec le temps et qui peut se compenser aisément selon la prise en charge adaptée durant l’enfance.  (passport santé) 
La dyslexie est un trouble neurologique développemental qui affecte l’apprentissage de la lecture et se caractérise par une performance à la lecture inférieure à la norme de l’âge chronologique de l’enfant.  Ces difficultés sont durables mais peuvent être compensées grâce aux aménagements mis en place. (comprendre les dysférences) 
La dysorthographie est un trouble neurologique développemental qui affecte l’apprentissage de l’orthographe et se caractérise par une performance à l’écrit inférieure à la norme de l’âge chronologique de l’enfant.  Ces difficultés sont durables mais peuvent être compensées grâce aux aménagements mis en place. (comprendre les dysférences) 
La dyscalculie est un trouble spécifique du développement qui cause chez l’enfant une difficulté à comprendre et à utiliser les nombres, à effectuer des opérations arithmétiques et à résoudre des problèmes logiques. Ces difficultés sont durables mais peuvent être compensées grâce aux aménagements mis en place. 

La dyspraxie se traduit par la difficulté à réaliser des gestes du quotidien. Elle est liée à la planification, à la programmation et à la réalisation des gestes et des mouvements dans l’espace. La dyspraxie peut surgir tout au long du développement de la personne et perdurer à l’âge adulte. 

Il existe un trouble spécifique lié aux situations qui requiert un geste graphique plus précis comme l’écriture manuscrite. Il s’agit de la dysgraphie. C’est un trouble causé par des problèmes de motricité fine qui affectent le geste graphique ainsi que la qualité de l’écriture.  

Le TDA(/H) est un trouble neurodéveloppemental qui atteint la sphère attentionnelle ainsi que les fonctions exécutives (l’inhibition, la flexibilité et la planification). Les élèves souffrant de TDA/H éprouvent diverses difficultés : manque de concentration, impulsivité et/ou agitation motrice,...  

Trois catégories sont reprises : 

  • TDA: inattention prédominante 

  • /H: hyperactivité, impulsivité prédominante 

  • Type mixte (TDAH): inattention et hyperactivité- impulsivité 

(comprendre les dysférences) 

Troubles liés à la communication, la gestion des émotions, avec la présence de comportements défis. 

Trouble moteur de l’articulation qui rend difficile la prononciation de certains phonèmes (= sons). Le discours et la syntaxe restent toutefois corrects.

Besoins spécifiques

Le décret sur les aménagements raisonnables décrit les besoins spécifiques comme suit : « besoin résultant d'une particularité, d'un trouble, d'une situation permanente ou semi-permanente d'ordre psychologique, mental, physique, psycho-affectif faisant obstacle au projet d'apprentissage et requérant, au sein de l'école, un soutien supplémentaire pour permettre à l'élève de poursuivre de manière régulière et harmonieuse son parcours scolaire dans l'enseignement ordinaire fondamental ou secondaire. »

​ Un besoin spécifique est la conséquence d’un trouble ou d’un retard/difficulté d’apprentissage.

IPT (Intégration Permanente Totale)

L'intégration permet à des élèves à besoins spécifiques inscrits dans l'enseignement spécialisé de suivre des cours dans l'enseignement ordinaire, de manière temporaire ou permanente.

A partir de l'année scolaire 2022-2023, les élèves concernés par l'intégration sont les élèves régulièrement inscrits et ayant fréquenté régulièrement l'enseignement spécialisé depuis au moins le 15 octobre de l’année scolaire précédente.

source : enseignement.be

Aménagement raisonnable (A.R.)

Mesure concrète, permettant de réduire, autant que possible, les effets négatifs d’un environnement sur la participation d’une personne à la vie en société. Dans l’enseignement, il peut prendre une forme matérielle, méthodologique, pédagogique et/ou organisationnelle.

Un aménagement est décidé en fonction des besoins de l’élève afin qu’il puisse accéder, participer et progresser sur un pied d’égalité avec les enfants ne présentant pas de difficultés dans cette situation. Il ne s’agit donc pas de l’avantager, mais de compenser les désavantages liés au handicap et à un environnement inadapté.

​ Un bon aménagement rend un élève autonome. Il peut être bénéfique à tous les élèves, qu’ils soient à besoins spécifiques ou non, qu’ils aient un diagnostic ou pas.

​ Mettre en place des aménagements raisonnables est obligatoire pour les élèves à besoins spécifiques.

Il permet d’établir la nature, la durée, les modalités et les limites des aménagements raisonnables fixés lors d’une réunion de concertation entre les différents partenaires. Ces partenaires sont :

  • Le chef d’établissement ;
  • Le conseil de classe ;
  • Le(s) représentant(s) du Centre PMS rattaché à l’établissement ;
  • Les parents ou représentants légaux de l’élève s’il est mineur ;
  • L’élève lui-même s’il est majeur.

    Lors de la signature du protocole, c’est l’ensemble de l’équipe éducative qui s’engage à respecter les aménagements repris dans le protocole. Ce document est rédigé pour l’ensemble des élèves présentant des besoins spécifiques. Il n’est pas propre à l’intégration. ​

    (cecp.be)

  • Mission consistant à répondre à une demande émise par une direction afin de conseiller une équipe éducative sur la mise en place d'aménagements raisonnables adaptés à un élève ou une classe.