Pôle Territorial Saint-Vincent

Un aménagement raisonnable est une mesure concrète qui modifie l'environnement pour le rendre accessible à une personne en situation de handicap. Son objectif ? Compenser les désavantages liés au handicap et à un environnement inadapté, et non pas avantager les enfants en situation de handicap.

Ces aménagements peuvent être :

Matériel

Matériel

Abaques adaptés, manchons pour crayons, tablette, latte adaptée, chuchoteur, casque anti-bruit… 

Pédagogique

Pédagogique

Mise en place d’une méthode adaptée à l’enfant, cotation adaptée, fiches adaptées… 

Organisationnel

Organisationnel

Aménagement du temps de travail, de la localisation du local, des temps de récréation… 

Affectif

Affectif

Cartes joker, renforcement positif +++…

Les aménagements raisonnables sont prévus pour les enfants dits « à besoins spécifiques ».

Les besoins spécifiques sont liés à une particularité, un trouble ou une situation durable (ou semi-durable) d’ordre :

Aménagements raisonnables

PSYCHOLOGIQUE

PSYCHOLOGIQUE

Trouble du comportement, trouble anxieux généralisé, phobies scolaires ou sociales, trouble obsessionnel-compulsif (TOC)…

COGNITIF

COGNITIF

Troubles dys, déficience intellectuelle, TDA/H, trouble de la mémoire, TSA…

PERCEPTIF

PERCEPTIF

Déficience visuelle, déficience auditive, trouble neurovisuel…

PSYCHO-AFFECTIF

PSYCHO-AFFECTIF

Trouble de l’estime de soi, dépendance excessive à l’adulte, trouble de la régulation émotionnelle,…

Ces besoins peuvent freiner les apprentissages et nécessitent donc, à l’école, un soutien supplémentaire pour que l’élève puisse suivre son parcours scolaire de façon régulière et harmonieuse, que ce soit dans l’enseignement ordinaire ou spécialisé.

👉 L’objectif de ce soutien est de compenser les difficultés liées au trouble, et non de donner un avantage à l’enfant par rapport aux autres élèves.

L’aménagement doit :

L’aménagement doit être adapté aux besoins spécifiques de l’élève 

 Exemples : 

  • Fournir un ordinateur ou une tablette à un élève dyslexique pour faciliter la lecture et l’écriture.
  • Utiliser des supports visuels ou des schémas pour un élève avec trouble visuo-spatial. 

L’élève doit pouvoir suivre les cours et les activités comme ses camarades, avec les adaptations nécessaires. 

Exemples : 

  • Autoriser un élève anxieux à faire ses présentations devant un petit groupe avant de les présenter à la classe entière. 
  • Mettre à disposition des outils adaptés pour qu’un élève avec dyscalculie puisse résoudre les mêmes exercices que les autres. 

L’élève doit pouvoir se déplacer et travailler sans dépendre constamment d’un adulte. 

Exemples : 

  • Installer un bureau accessible ou un matériel adapté pour un élève en fauteuil. 
  • Organiser le plan de classe pour qu’un élève ayant des troubles attentionnels puisse suivre le cours sans être dérangé. 

L’aménagement doit protéger l’élève contre les risques liés à ses difficultés.

Exemples : 

  • Prévoir un accompagnement lors des activités physiques pour un élève ayant des troubles moteurs. 
  • Installer des aides spécifiques pour éviter les chutes ou accidents pour un élève avec troubles visuo-spatiaux. 

L’aménagement ne doit pas stigmatiser ou isoler l’élève par rapport aux autres.

Exemples : 

  • Permettre l’utilisation d’outils d’aide de manière discrète. 
  • Favoriser des groupes de travail inclusifs plutôt que des travaux séparés. 

L’aménagement doit être adapté aux besoins spécifiques de l’élève 

 Exemples : 

  • Fournir un ordinateur ou une tablette à un élève dyslexique pour faciliter la lecture et l’écriture.
  • Utiliser des supports visuels ou des schémas pour un élève avec trouble visuo-spatial. 

L’élève doit pouvoir suivre les cours et les activités comme ses camarades, avec les adaptations nécessaires. 

Exemples : 

  • Autoriser un élève anxieux à faire ses présentations devant un petit groupe avant de les présenter à la classe entière. 
  • Mettre à disposition des outils adaptés pour qu’un élève avec dyscalculie puisse résoudre les mêmes exercices que les autres. 

L’élève doit pouvoir se déplacer et travailler sans dépendre constamment d’un adulte. 

Exemples : 

  • Installer un bureau accessible ou un matériel adapté pour un élève en fauteuil. 
  • Organiser le plan de classe pour qu’un élève ayant des troubles attentionnels puisse suivre le cours sans être dérangé. 

L’aménagement doit protéger l’élève contre les risques liés à ses difficultés.

Exemples : 

  • Prévoir un accompagnement lors des activités physiques pour un élève ayant des troubles moteurs. 
  • Installer des aides spécifiques pour éviter les chutes ou accidents pour un élève avec troubles visuo-spatiaux. 

L’aménagement ne doit pas stigmatiser ou isoler l’élève par rapport aux autres.

Exemples : 

  • Permettre l’utilisation d’outils d’aide de manière discrète. 
  • Favoriser des groupes de travail inclusifs plutôt que des travaux séparés. 

La raisonnabilité des AR est déterminée sur base de différents critères :

L'absence ou non d'alternatives

L’aménagement est raisonnable si aucune autre solution moins contraignante ou moins coûteuse ne permet de répondre aux besoins de l’élève. 

L'impact sur les autres élèves

L’aménagement doit être conçu pour ne pas créer d’inégalités ou de perturbations importantes pour les autres élèves.

La fréquence et la durée prévue

L’aménagement doit être proportionné à la situation de l’élève et ne pas devenir excessif ou inutile. 
 

L'impact sur l'organisation

L’aménagement ne doit pas perturber excessivement le fonctionnement normal de la classe ou de l’école. 

Le coût

L’aménagement doit rester financièrement raisonnable par rapport aux ressources disponibles. 
 

La demande d’aménagements raisonnables doit être adressée à la direction de l’école de l’élève et être accompagnée d’un diagnostic attestant des besoins spécifiques de l’élève.

Suite à cette demande, une réunion de concertation peut être organisée (celle-ci n’est pas obligatoire), regroupant les partenaires suivants :

À la demande des parents ou de l’élève majeur, ou avec leur accord, un expert ou un professionnel (médical, paramédical, psychomédical, AViQ, service PHARE…) peut également participer pour éclairer les acteurs sur la nature des besoins et l’accompagnement à prévoir.

À l’issue de cette réunion, l’école rédige un protocole d’aménagements raisonnables.

Ce protocole est signé :

Il précise :

Si l’école le souhaite, elle peut contacter le pôle territorial afin de soutenir les enseignants dans la mise en place de(s) (l’)aménagement(s) raisonnable(s). Se met alors en place un processus de collaboration entre l’école et le pôle territorial.